Alors que Rapide sort en salles, parlons des coulisses du film. Comment chorégraphier des crashs sans perdre en réalisme ? Comment préparer le casting aux codes du sport automobile ? Voici comment nous avons fait.

 

Cascades sous contrôle

Le défi technique le plus complexe a sans doute été la coordination des cascades et des sorties de piste. Les pilotes devaient provoquer des contacts intentionnels tout en garantissant leur sécurité et en évitant d’endommager excessivement les voitures. Cela a nécessité une préparation minutieuse et une exécution très précise. Les chorégraphies étaient écrites, dessinées, repérées à pied sur le circuit et parfois répétées avec des véhicules de tourisme avant d’envoyer les pilotes en piste.

Les particularités des monoplaces réside notamment dans leurs roues découvertes qui rendent les contacts particulièrement risqués. Sur l’une des séquences de bagarre en piste, si les roues des deux monoplaces ne se touchaient pas parfaitement l’une en face de l’autre (presque au centimètre près), c’était le tonneau assuré ! Si le « choc » était trop fort, cela risquait de provoquer des dégâts majeurs. Trop léger ? Cela aurait perdu en crédibilité.

C’était sans doute l’une des scènes les plus dangereuses à tourner, mais grâce à la précision et la maîtrise des pilotes, le résultat est très convaincant !

 

Adrien Closmenil, jeune pilote professionnel et cascadeur de Paola Locatelli

 

 

Les Acteurs ont aussi piloté !

Surprise : ce n’étaient pas seulement des doublures dans les voitures ! Le réalisateur Morgan S. Dalibert tenait à ce que Paola (Max) soit autant que possible au volant, même pour certaines scènes dynamiques. Un système de tractage sur mesure a donc été imaginé pour tourner des scènes spectaculaires sur routes ouvertes en maintenant l’actrice en sécurité au volant de la monoplace.

L’intégralité du casting principal (Paola Locatelli, Alban Lenoir et Rik Kleve) a aussi été formée aux techniques de pilotage à l’école Winfield. Même lors des scènes statiques dans les voitures, leur posture, leurs gestes et leurs réactions devaient être 100 % réalistes.

Le réalisateur, Morgan S. Dalibert, a aussi suivi la même formation sur circuit afin qu’il puisse comprendre de l’intérieur ce qu’implique le pilotage de monoplaces. Cela lui a permis de mieux intégrer les spécificités de l’univers du sport automobile dans sa mise en scène et d’apporter une touche encore plus réaliste aux scènes d’action.

 

Paola Locatelli lors de sa formation de pilotage en Formule 4 sur le circuit Paul Ricard en avril 2024

 

 

Quand la fiction devient réalité

L’un des moments les plus incroyables de cette aventure ? Engager officiellement la voiture de Max, et donc l’écurie fictive THUNDER, dans un championnat réel, sans perturber les enjeux en cours.

C’est l’Ultimate Cup European Series qui a vraiment joué le jeu et qui nous a accueilli lors de leur manche à Portimao. Entre l’équipe de tournage, les objectifs de résultats et de classement de la voiture pour coller au scénario, les aléas de la vraie course avec les autres concurrents… le moins que l’on puisse dire c’est que c’était un week-end intense !

Le plus fou : notre pilote cascadeur, Adrien Closmenil, a remporté la course, battant les concurrents réels du championnat !

 

Adrien Closmenil sur le podium de l’Ultimate Cup European Series lors du tournage à Portimão pendant le week-end de course

 

 

Faire vivre la course sur grand écran

Nous avons mis tout notre cœur, nos compétences et notre passion pour garantir que ce film offre une expérience authentique de la course automobile. Plus encore, nous espérons que « RAPIDE » inspirera de futurs pilotes, en particulier les jeunes femmes, à poursuivre leurs rêves dans le sport automobile, à l’instar de Max dans le film.

Un immense merci à Radar Films pour leur confiance et à tous ceux qui ont contribué à cette expérience unique !